19.12.2008
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Villebon sur yvette
Villebon-sur-Yvette (prononcer [vil.b?? s?? i.v?t?]) est une commune française située à vingt kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l'Essonne et la région Île-de-France. Elle est le chef-lieu de son canton. Village agricole jusqu'à la fin du XIXe siècle, situé à l'extrémité de la vallée de Chevreuse, Villebon-sur-Yvette a connu dès le début du XXe siècle une urbanisation de villégiature puis de résidence avec l'arrivée du chemin de fer, qui en fait aujourd'hui une commune pavillonnaire recherchée de l'agglomération parisienne. Avantagée par la présence sur son territoire du parc d'activités de Courtabœuf, du Grand Dôme et de la zone commerciale de Villebon 2, c'est devenue une des communes les plus « riches » du département. Ses habitants sont appelés les Villebonnais[1]. Des fouilles préventives effectuées aux Sablons pour le percement du tunnel du TGV en 1984 ont mis au jour près de trois cents pièces, outils façonnés et déchets de tailles, datant du Paléolithique supérieur. Plus tard une Villa-Bona gallo-romaine donnera son nom à Villebon. Une légende raconte qu'en 451, sainte Geneviève, après avoir protégé Paris de l'avancée des Huns s'arrêta pour se désaltérer dans une source qui porte son nom dans le parc actuel du château. En 745, le roi Pépin le Bref fit don du terroir de Palaiseau à l'Abbaye de Saint-Germain-des-Prés. En 815, le recensement établit une population de deux cent quatre-vingt trois personnes sur le territoire de Villebon. En 992, une bataille se déroula dans la plaine entre La Plesse et Villefeu. Les belligérants étaient Bouchard, comte de Corbeil et vassal de Hugues Capet et Eudes Ier de Blois, soutenu par Richard Ier de Normandie. Villebon était alors à la frontière du domaine royal. Jusqu'en 1056, l'histoire de Villebon fut liée à celle de Palaiseau. À cette date, Fromand de Paris devint le premier seigneur de Villebon. C'est son fils, Aszo qui le premier prit le nom de Villabona en 1092. Il fit construire une ferme fortifiée sur l'actuel site du château. En 1196, Gautier de Villebon devint Grand chambellan de France. Il fut suivi de Pierre de Nemours, évêque de Paris de 1208 à 1219. Lambert de Villebon, lui, partit en croisade à Tunis en 1270 avec le roi Louis IX. En 1474, le domaine de Villebon devint la propriété de la famille De Thou. En 1512, Augustin de Thou fit construire à la place de la demeure existante un petit château de style renaissance dont subsiste aujourd'hui le pavillon Henri IV. En 1563, Nicolas de Thou, seigneur de Villebon et évêque de Chartres, obtint du roi Charles IX l'établissement d'un marché tous les jeudis et deux foires, le 27 septembre et le 12 novembre, donnant ainsi à Villebon une certaine reconnaissance. En 1587, il fit bâtir une chapelle à Villebon sous l'invocation de Saints Côme et Damien. En 1611, un incendie ravagea le château. Jacques-Auguste de Thou confia à Louis Métezeau, architecte du roi Henri IV sa reconstruction, qu'ils ne purrent finir. Le domaine fut alors vendu en l'état en 1626 à André Potier de Novion, Président au Parlement de Paris, qui acheva la restauration du château. Son fils, Nicolas Potier de Novion l'agrandit par deux ailes. Le 24 mai 1648, il obtint de l'archevêque de Paris d'ériger Villebon en paroisse, contre dédommagement au curé de Palaiseau. C'est aussi en 1648 que fut aménagé l'escalier de la rue Daubigny comptant cent soixante deux marches pour gravir la butte Sainte-Catherine[5]. Le 8 juillet 1787 s'ouvrit le registre paroissial. Le 16 avril 1789, l'assemblée du Tiers état rédigea le cahier de doléances. Le 31 janvier 1790, la population élit les membres du conseil général de la paroisse. En 1793, la Cour d'appel de Paris décida que l'Yvette sépare les deux communautés de Villebon et de Palaiseau. En 1806, la propriété de Villebon revint au comte Alfred-Félix de Montesquiou-Fezensac qui construisit le presbytère et l'orangerie du château.
malakoff-92240.com : N° vert : 0.800.000.036
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Malakoff
Malakoff est, du moins administrativement, l'une des plus jeunes communes de France. Son histoire est cependant bien antérieure au décret qui officialise sa séparation d'avec Vanves, signé par le Président de la République Jules Grévy, le 8 novembre 1883. L'histoire de Malakoff commence au début du XIXè siècle en Ukraine. L’armée impériale russe casernée dans la puissante forteresse de Sébastopol, sur la mer Noire, fréquente assidûment une petite auberge installée sur une butte, face aux remparts de la ville. Un jeune capitaine, Vladimir I. Malakhov, y a même élu domicile et son nom se confond peu à peu avec le lieu, y demeurant attaché bien après sa mort. Quand, au début des années 1850, les rumeurs de guerre se précisent en Europe – une alliance passée entre la France et la Grande-Bretagne inquiète grandement le tsar –, la colline est intégrée à la forteresse. On y érige une construction haute de dix mètres et chargée d’une lourde artillerie, naturellement appelée tour Malakhov. A la même époque, à Paris, un certain Alexandre Chauvelot élargit le champ de ses activités. Né en décembre 1797, fils naturel carrières, ne semblent avoir aucune valeur. Chauvelot choisit pourtant d’investir ses bénéfices en achetant jusqu’à 18 hectares de terrains qu’ild’Anne Chauveleau, ouvrière en linge, et d’Alexandre David, mercier, il renonce très tôt au commerce familial pour devenir, sous le nom de son père, chansonnier ambulant. Rendu populaire par ses ritournelles d’abord assez lestes, puis plutôt engagées, il abandonne pourtant la chanson, reprend le nom de sa mère et ouvre une auberge rue Dauphine, à l’enseigne du Tambour. Chauvelot engrange les bénéfices sans pour autant étancher sa soif d’expansion et de notoriété. L’urbanisation massive de Paris, le départ vers la banlieue d’une nombreuse population ouvrière chassée par la répression après la Révolution de 1848 vont alors l’aider à réaliser de nouveaux projets. Au sud de Paris, la plaine de Vanves fournit depuis des années les pierres à bâtir qui servent à construire les beaux immeubles de la capitale. Les terrains, éventrés par ces revend par lots, et à bas prix, aux populations parisiennes les plus modestes. Le quartier qui naît rapidement est baptisé, non sans humour, "Nouvelle Californie du moellon et de la pierre" en référence à la ruée vers l’or qu’avait connu quelques années auparavant l’ouest des Etats-Unis. Pour animer l’ensemble, Chauvelot déserte la rue Dauphine et vient ouvrir, sur le plateau voisin, une nouvelle auberge, la Californie. Pendant ce temps, les tensions internationales se concentrent autour des Balkans. Pour contrecarrer les velléités expansionnistes de Nicolas 1er, la France et la Grande-Bretagne, alliées à la Turquie, déclarent la guerre à la Russie. Sanglant, absurde, mal préparé et mal dirigé, aggravé par des épidémies de typhus et de choléra, le conflit durera un an et fera des milliers de victimes avant de connaître son apogée devant Sébastopol. Raglan, Cardigan, Brancion, Mac-Mahon s’y seront illustrés, pas toujours glorieusement, mais c’est la prise de la tour Malakhov par les zouaves de l’armée française qui en marquera la fin. Célébrée dans toute l’Europe et ses nombreuses colonies, la victoire de Malakoff (francisée pour l’occasion) donne à Chauvelot l’idée d’en faire l’éloge sur son propre territoire et d’attirer par la même occasion une population avide de divertissements après une si longue épreuve. Il crée, au cœur de la Nouvelle Californie, un jardin extraordinaire constitué de collines, de grottes et de vallées profondes, de ponts, fortins, redoutes reconstituant les batailles de Crimée. Dominant tout le reste se dresse la tour Malakoff que l’on gravit en famille pour visiter la multitude des salons aménagés à l’intérieur. Aux alentours, piste de danse et buvettes attirent une foule exubérante. Par autorisation spéciale de Napoléon III, la Nouvelle Californie prend le nom de Malakoff. Rien, pas même la mort en 1861 de son père fondateur, n’arrête l’extension de ce quartier de Vanves où, chaque année, des dizaines de familles choisissent de s’établir. Peu après la déclaration de guerre contre les Prussiens, le 19 juillet 1870, le maire de Vanves, Leplanquais fait pourtant abattre, sur ordre, la tour symbole qui rappelait trop cruellement une gloire passée. Cette catastrophe locale – vécue comme telle par les habitants du quartier – renforce de manière inattendue la cohésion de "ceux de Malakoff", attachés à ce qu’ils considèrent déjà comme un village dissocié de Vanves. Après la Commune à laquelle s’étaient fédérés beaucoup de "Malakoffiots" (le terme n’était encore qu’exceptionnellement employé), la réélection du maire Leplanquais, anti-communard notoire, fait germer pour de bon l’idée d’une réelle autonomie. Les 4 000 habitants du quartier obtiennent du conseil municipal l’établissement d’une gare sur leur territoire puis, grâce au nouveau maire élu en 1873, l’accord pour la construction d’un groupe scolaire. Quand Eugène Féburier, habitant de Malakoff, est à son tour élu maire en 1880, il obtient à force d’obstination la partition, votée le 22 août 1882 par 16 voix contre 2. Le décret officiel de la séparation sera publié le 8 novembre 1883 par Jules Grévy. Le premier conseil municipal de Malakoff se réunit le 1er février 1884 et élit Eugène Féburier maire des 6 700 habitants que compte la nouvelle commune.
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